La crise sanitaire a fait le focus sur les services de réanimation. Cet automne, des agents plus ou moins volontaires et parfois contraints ont dû renforcer les effectifs des réanimations, après 2 jours de formation au Médical Training Center et quelques jours d’immersion. Certes il fallait pallier l’urgence de la situation, mais cette urgence n’était-elle pas prévisible ? Les équipes sont encore aujourd’hui en souffrance:
Ici car 7 jours de formation de peuvent suffire. Les agents expérimentés ne peuvent à la fois faire leur travail et pallier les difficultés de leurs collègues trop peu formés et là-bas car le personnel déployé dans les réanimations n’a pas été remplacé.
Comment accepter de mettre en difficulté patients et personnel en continuant à faire du soignant un simple pion qu’on déplace, une variable d’ajustement ? Pour bien faire, pour bien traiter et tendre vers « l’excellence », pilier cher à notre institution, ne faut-il pas pouvoir choisir son lieu d’exercice ?
Tirons les leçons de cette crise sanitaire qui est loin d’être terminée et plus que jamais restons solidaires et continuons d’exiger :
– la réouverture de lits d’hospitalisation notamment parce que la réanimation dont on fait tant cas n’est rien sans les lits d’amont et d’aval.
– une véritable revalorisation salariale (+400euros), car nous sommes tous des experts.
– De meilleures conditions de travail (stationnement, fin des repos imposés, formations adéquates…)
– Fin des privatisations et externalisations, qui génèrent des travailleurs précaires et peu qualifiés.
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